Cette année 2014 marquera fortement les communes.


Elle laissera le souvenir amer d’atteintes successives à leur intégrité par des réformes brutales et unilatérales.


La baisse des dotations tout d’abord. L’Etat, qui doit aux collectivités une part de ses recettes fiscales, a décidé  de leur reprendre 11 milliards cette année, et bien davantage à l’avenir.


Si certaines dépenses de fonctionnement peuvent être réduites dans les grandes structures, ce n’est pas le cas dans nos campagnes. Nous n’avons pas trop de personnel, ni de matériel.


A l’échelle de notre village, c’est presque 2000 € qui disparaîtront de nos ressources en 2015 ; cette somme représente 3% de notre fiscalité communale.


A côté de cela, la coûteuse réforme urbaine des rythmes scolaires, au travers de laquelle l’état, chargé de l’éducation, oblige les communes quelles qu’elles soient à mettre des locaux à disposition et à organiser des activités pour satisfaire son idéologie. A l’échelle des 39 communes de notre communauté, cela représente à terme une dépense annuelle supplémentaire de 500.000€ qu’il faudra bien répartir entre nos 8000 foyers.

 

 

Pour compléter l’histoire, la loi ALLUR qui réforme l’urbanisme, en plus des contraintes règlementaires importantes qu’elle impose, soulage les services de l’état de la charge d’instruction des dossiers et renvoie cette tâche aux collectivités qui vont devoir s’organiser pour trouver les agents compétents et les rémunérer.
Pendant ce temps-là, les communes comme la nôtre cherchent désespérément à se mettre en conformité sur leurs assainissements et sur leur approvisionnement en eau. Des travaux de première nécessité que les dispositions gouvernementales successives viennent contrarier.


A l’échelle des communautés de communes, il faut s’organiser pour offrir des services qui répondent aux compétences prises, celles qui sont obligatoires et celles qui sont fortement recommandées par l’état. On peut prévoir à l’avenir des budgets croissants sur les crèches, des constructions de pôles éducatifs, de centres périscolaires. Un gain qualitatif lissé sur un territoire et financé par l’ensemble des foyers. Si les équipes municipales ont peut être envie de voir monter en qualité l’offre de services autour de nous, elles resteront particulièrement vigilantes sur le montant des dépenses et l’impact sur la fiscalité locale. Le progrès doit être soutenable !


Pendant ce temps-là, il nous faut prévoir et cotiser pour que les techniques modernes parviennent au cœur de nos villages. 9 € par habitant et par an, pendant 10 ans, pour avoir la fibre optique et conserver notre égalité de chances.


Notre village a les atouts pour atténuer l’impact de cette cascade de mesures non maîtrisées. Il se développe, se trouve proche de la ville et rassemble beaucoup de bénévoles et de bonnes volontés.il a un peu de forêt, quelques graviers et sables, de l’eau, un potentiel.


Je plains les communes, et elles sont nombreuses, qui vont se trouver désarmées devant autant de changements  aussi coûteux  qu’immédiats, devoir augmenter leur fiscalité dans de telles proportions qu’elles perdront leur attractivité et leur espoir de développement.


On dira de l’Etat qu’il a fait des économies, et on dira des collectivités qu’elles ont dépensé sans compter.

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